Quand elle pense a lui, elle se dit :
Tout les jours je le voudrais à mes côtés, pouvoir le regarder, écouter sa voix, rire avec lui, le toucher, sentir son odeur et la respirer doucement pour qu'elle atteigne mes poumons et fasse vibrer mon corps de minuscule frissons, caresser nos chairs en les frôlant l'une contre l'autre; j'aimerais passer ma main dans ses cheveux, les sentir glisser jusqu'au croisement de mes doigts qui est leur dernier point, mais le plus sensible; je souhaite partir à la découverte de son visage, commencer par descendre ma main doucement sur ses joues, puis son cou et remonter vers sa bouche, avec mon pouce, pour atteindre ses lèvres et suivre leurs traits d'un tracé doux et maladroit par sa timidité.
J'entendrais son souffle, irrégulier et émotionné, projetant un air chaud et parfumé dans l'atmosphère sensuel et silencieux qui nous entoure. Son regard tout d'abord songeur va se diriger vers le bas à la recherche de mots, d'explications à l'action présente, mais il va doucement se soumettre aux émotions qui abordent ses sens. Ses yeux vont ralentir leur manifestation habituelle, pour se fermer doucement et découvrir divague sensations, puis les ouvrir pour faire fasse à la réalité des choses et profiter d'une autre manière que par les images de son esprit, du moment présent en me regardant.
Son malaise sera progressivement suspendu par la chaleur que procureront ses sens et qui se chargeront de l'amener au désir, puis à l'abandon de toutes raisons. Sans quitter ses yeux, pour ne pas abîmer le lien si attractif qui unit nos regards, je vais partir à la rencontre de ses mains, ces extrémités si attirantes puisque les siennes sont parfaitement dessinées. J'irais toucher le bout de ses doigts et remonter les miens à leurs croisements pour redescendre encore sur ses doigts, puis les enlacer des miens; là, je sentirais leur peau si douce et leur forme régulière. Des frissons, toujours des frissons qui montent le long de mes bras en prenant de plus en plus de puissance pour atteindre une intensité telle que, c'est mon c½ur qui à présent, bas plus fort.